Bruit thermique

Le bruit thermique, aussi appelé bruit de résistance, ou bruit Johnson ou bruit de Johnson-Nyquist est le bruit généré par l'agitation thermique des porteurs de charges, c'est-à-dire des électrons dans une résistance électrique en équilibre thermique.



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Le bruit thermique, aussi appelé bruit de résistance, ou bruit Johnson ou bruit de Johnson-Nyquist est le bruit généré par l'agitation thermique des porteurs de charges, c'est-à-dire des électrons dans une résistance électrique en équilibre thermique. Ce phénomène existe indépendamment de toute tension appliquée. Le bruit thermique aux limites d'une résistance est exprimée par la relation de Nyquist :

\overline{v_bˆ2} = 4\ k_B \cdot T \cdot R \cdot \Delta f\;

\overline{v_bˆ2} est la variance de la tension aux limites de la résistance, kB est la constante de Boltzmann, qui vaut kB = 1, 3806 × 10-23 J. K-1, R est la résistance exprimée en ohms, et \Delta f\;, la bande passante reconnue.

Cette formule sert à prévoir le bruit minimum présent sur un dispositif électronique, et par conséquent sa limite de détection. Le même phénomène de bruit thermique est observé aux limites d'une capacité. C'est une limitation des capteurs photographiques.

Histoire

Le mouvement brownien et la théorie cinétique des gaz

L'agitation thermique se manifeste pour des particules comme le pollen plongées dans l'eau par le mouvement brownien.
En milieu gazeux, le même phénomène d'agitation thermique confère aux molécules gazeuses une vitesse plus élevée parce que les molécules gazeuses sont plus légères que les grains de pollen.

En 1827, le botaniste Robert Brown observe sous un microscope du pollen dispersé dans de l'eau et remarque que les grains microscopiques sont soumis à un mouvement continuel et irrégulier. Par la suite, il s'aperçoit qu'on peut observer le même phénomène avec n'importe quelle particule de petite taille.

Tout au long du XIXe siècle, la plupart de physiciens s'intéresse au phénomène. En 1877, Delsaux suggère que le mouvement brownien résulte de la totalité des chocs exercés par les molécules d'eau sur les particules.

Dans un gaz, l'agitation moléculaire, réalité microscopique de la température, est assimilable au mouvement brownien. C'est à la fin du XIXe siècle que Ludwig Boltzmann affine la théorie cinétique des gaz déjà esquissée par d'autres physiciens et qui décrit que : «L'énergie cinétique moyenne des molécules est proportionnelle à la température absolue ; la constante de proportionnalité par degré de liberté est la moitié de la constante de Boltzmann

Albert Einstein en 1905 et , indépendamment, Marian Smoluchowski en 1906, proposent une théorie complète et unifiée du mouvement brownien qui permettront à Jean Perrin de déterminer le nombre d'Avogadro en 1908.

Les publications de Johnson et Nyquist

L'agitation thermique dans une résistance se traduit par un bruit blanc qu'on peut mesurer, par exemple avec un oscilloscope à grande impédance d'entrée aux limites de la résistance.
Si on analyse le même signal avec un analyseur de spectre, le bruit blanc se définit par un spectre plat.

Le bruit thermique est l'extension à l'électricité des phénomènes inhérents à la température observés dans les liquides et les gaz. Pour les mettre en évidence, il avait fallu que l'électronique, avec le développements des tubes atteigne un certain degré de maturité. Le bruit thermique a été mesuré pour la première fois en 1927 par le physicien John Bertrand Johnson aux célèbres Bell Labs [1]. Son article Thermal Agitation of Electricity in Conductors montrait que des fluctuations statistiques se produisaient dans l'ensemble des conducteurs électriques, produisant une variation aléatoire de potentiel aux limites de ce conducteur. Ce bruit thermique était par conséquent semblable pour l'ensemble des résistances de la même valeur et n'était par conséquent pas imputable à une fabrication médiocre. Johnson décrivit ses observations à son collègue Harry Nyquist qui fut capable d'en donner une explication théorique [2].

Approche macroscopique

Bruit thermique dans un dipole

Le bruit thermique qu'on peut mesurer aux limites d'une résistance résulte de l'agitation thermique des électrons. Pour une résistance constituée d'un matériau donné, il est normalement envisageable de modéliser par la physique du solide l'action conjuguée des agitations thermiques de l'ensemble des électrons, mais il existe des considérations bien plus simples, issues de la physique statistique qui permettent de calculer la loi du bruit dans les résistances.

Dans un gaz, l'énergie moyenne d'une molécule est [3] :

\frac{1}{2} m \, \overline{vˆ2} \ =\ \frac{1}{2} m \, \overline{v_xˆ2}\ +\ \frac{1}{2} m \, \overline{v_yˆ2}\ +\ \frac{1}{2} m \, \overline{v_zˆ2}\ =\ \frac{3}{2}\ k_BT

L'énergie cinétique moyenne d'une molécule est 3* (kT/2) parce que le mouvement dans l'espace d'une molécule monoatomique possède 3 degrés de liberté.

Une résistance est un composant électronique dipolaire. Le dispositif énergétique représenté par une résistance ne possède qu'un seul degré de liberté représenté par l'intensité du courant électrique qui traverse la résistance. L'énergie thermique que pourra échanger la résistance en équilibre thermique à la température T est donc :

 E_{b}  = \ \frac{1}{2}\ k_BT

Bruit dans les résistances

Cette formule est rigoureusement exacte, mais elle est de peu d'intérêt pour les électroniciens qui ne savent pas mesurer l'énergie échangée entre une résistance R et son environnement pendant un temps τ. Avec un amplificateur faible bruit, les électroniciens savent mesurer une tension aux limites de la résistance, et de la tension, ils peuvent aisément déduire une puissance. L'expression de puissance du bruit thermique s'écrit :

 P_{b}  = \ \left(\frac{1}{2}\ k_BT\right) \cdot \frac{1}{\tau}

La mesure de cette puissance échangée au cours du créneau de durée τ se traduit en fréquence par l'intégration de la densité spectrale de puissance monolatérale dP/df sur la bande de bruit équivalente du créneau, à savoir  \frac{1}{2\tau} .

 P_{b} = \ \left(\frac{1}{2}\ k_BT\right) \cdot \frac{1}{\tau} = \ \frac{\mathrm dP}{\mathrm df} \cdot \frac{1}{2\tau}

D'où dP/df =kBT puisque cette expression est valable quel que soit τ : ce bruit thermique est par conséquent blanc. Il en résulte que la puissance échangée s'écrit :

 P_{b} = \  k_BT \cdot \ \Delta f\;

Il est désormais envisageable de calculer le bruit en tension aux limites de la résistance R qu'on considère selon le schéma de Thévenin comme un générateur de tension vb en série avec la résistance R. Le maximum de puissance peut être débité par ce générateur, à condition que les impédances soient adaptées (c'est-à-dire qu'on débite sur une résistance d'égale valeur R, et alors, pour que la puissance débitée soit Pb, il faut que :

 \frac{\overline{v_bˆ2}}{2R}\ =\ 2 \cdot  P_{b}

ce qui démontre la relation :

\overline{v_bˆ2} = 4\ k_B T \cdot R \cdot \Delta f\;

sous réserve que la constante de proportionnalité égale à un, introduite quelques lignes plus haut soit justifiée.

On rappelle que \overline{v_bˆ2} est la variance de la tension aux limites de la résistance, kB est la constante de Boltzmann, qui vaut kB = 1, 3806 × 10-23 J. K-1, R est la résistance exprimée en ohms, et \Delta f\;, la bande passante reconnue.

Exemple numérique : pour une résistance R = 1000 Ω à température ambiante T = 290 K :

\bar v_b = \frac{4\ nV}{\sqrt{Hz}}

.

(nV sert à désigner des nanovolts)

Bruit thermique associé aux capacités

Une capacité parfaite ne produit pas comme tel de bruit thermique puisque le courant qu'elle convoie n'est pas un courant de conduction mais un courant de déplacement. Cependant, on parle de bruit thermique associé aux capacités dans deux cas : le bruit de dissipation diélectrique et le bruit de mesure.

Bruit de dissipation diélectrique

Les matériaux diélectriques utilisés pour fabriquer les condensateurs ne sont pas parfaits. Leur permittivité élevée est due à la polarisation de dipôles au sein du matériau. Selon leur nature physique, ces dipôles ont un certain temps de réaction et un degré d'amortissement. Mathématiquement, leur permittivité est par conséquent décrite sous la forme d'un nombre complexe dépendant de la fréquence.

\epsilon(\omega)+\jmath\epsilon'(\omega)

La dissipation diélectrique est définie comme le ratio de la composante imaginaire sur la composante réelle.

d=\tan \delta=\frac{\epsilon'}{\epsilon} (où l'angle δ est nommé angle de perte diélectrique). d vaut typiquement 10 − 2 à 10 − 4.

L'admittance d'une capacité est alors Y=\jmath\omega C + \omega d C.

Il en résulte un bruit en courant de i_nˆ2= 4kTdC\omega.

Bruit de mesure

Le bruit de mesure est dû à l'influence du bruit thermique d'un circuit de charge et décharge lié à une capacité et non à la capacité elle-même. Il est spécifiquement important dans des dispositifs basés sur le stockage de charge (CCD, filtre à capacités commutées). Il peut être évalué particulièrement simplement du fait qu'on n'est pas confronté au problème de donner un sens à la bande passante. Du simple fait que la capacité est en équilibre thermique avec un dispositif à température T permet d'écrire que la fluctuation de l'énergie accumulée dans la capacité est :

 E_{b}  = \ \frac{1}{2}\ k_BT

En rapprochant cette relation de celle qui donne l'énergie accumulée dans une capacité :

 E_{C}  = \ \frac{1}{2}\ C \cdot Vˆ2

On en déduit autant la fluctuation quadratique  \overline{v_{b}ˆ2}
de la tension aux limites de la capacité ou de la charge  \overline{Q_{b}ˆ2}
accumulée sur la capacité.


\overline{v_{b}ˆ2} = \ \frac{ k_B T } { C}

\overline{Q_{b}ˆ2} = \  k_B T \cdot C

 \overline{Q_{b}ˆ2} est exprimée en coulombs carrés.

La moyenne effectuée sur la carré de la charge n'est pas une moyenne au cours du temps, mais c'est la moyenne qu'on obtient si on mesure la plupart de fois la charge ou, ce qui revient au même, la tension aux limites de la capacité. Dans ce cas-là, le bruit n'est pas produit au sein de la capacité, mais il est produit par l'équilibre thermodynamique du dispositif en contact avec la capacité, par exemple, une résistance aux limites de la capacité. Si la capacité est isolée, par exemple, suite à la déconnexion d'une résistance en parallèle, la charge accumulée est «gelée» à une valeur aléatoire dont la dispersion est donnée par la formule ci-dessus. Dans la pratique, il est envisageable d'isoler ainsi une capacité à cause du travail de sortie des électrons hors d'un matériau conducteur qui n'est pas nul. Si le travail de sortie est négligeable comparé à l'énergie thermique, alors rien n'empêche la capacité d'échanger régulièrement avec le milieu extérieur.

Exemple numérique, pour une capacité de 100 picofarads, une température de 300 K, la constante de Boltzmann toujours égale à 1, 3806 × 10-23 J. K-1 et en exprimant le résultat sous la forme d'un nombre de charges élémentaires électroniques (1.6.10-19coulombs)


\overline{Q_{b}} = 
3950 charges élémentaires

Démonstration avec un dispositif RC

Une résistance «bruyante» modélisée comme une résistance idéale, non bruyante, mise en série avec une source eb

Il reste à démontrer le bien fondé de la constante de proportionnalité introduite dans la formule

\overline{v_bˆ2} = 4\ k_B \cdot T \cdot R \cdot \Delta f\;

Pour ce faire, on considère une résistance R mise en série avec une capacité C. Sur le schéma ci-contre, la résistance est représentée par une résistance idéale mise en série avec un générateur de bruit. La résistance R et la capacité C sont en équilibre thermique, c'est-à-dire qu'ils échangent entre eux de l'énergie de telle sorte que l'énergie accumulée dans la capacité soit soumise à des fluctuations kBT / 2 soit s la tension aux limites de la capacité :

s=\frac{e}{1+jRC\omega}

Pour introduire la bande passante Δf, il convient de faire appel à l'analyse spectrale qui nous dit que sur un espace temporel donné un signal x (t) peut se décomposer en «composantes» périodiques : x(t) = \sum_n a_n \cos (\omega_n t + \varphi_n) . Il s'agit en fait de la transformée de Fourier. Ce sont des mathématiques qui sont assez familières aux électroniciens. Une conséquence importante de ce formalisme mathématique est le théorème de Parseval qui décrit que \sum_{n=0}ˆ{+\infty}|a_n|ˆ2=\overline{x(t)ˆ2} , c'est à dire, que l'énergie d'un signal est égale à la somme de l'ensemble des énergies des composantes de son spectre. Si s (ω) est une composante spécifique du spectre, on peut écrire :

s(\omega)=\frac{e(\omega )}{1+jRC\omega}
s(\omega)ˆ2=\frac{e(\omega)ˆ2}{(1+jRC\omega)ˆ2}

e (ω) 2 / R) est la densité spectrale de puissance du bruit. Le théorème de Parseval dit que la tension moyenne aux limites de la capacité \overline{sˆ2} est égale à \int_{0}ˆ{+\infty}s(\omega)ˆ2 \ d\omega. Or, \overline{sˆ2} est le bruit en tension aux limites de la capacité C et il est connu :

 \overline{s(t)ˆ2} = \ \overline{v_{b}ˆ2} = \ \frac{k_B T }{C}
 \frac{k_B T }{C}=\ \int_{0}ˆ{+\infty}\frac{e(\omega)ˆ2 \ d\omega}{\left|(1+jRC\omega) \right|ˆ2}=\ \frac{2 \overline{e(\omega)ˆ2}}{\pi RC}

D'où on tire e (ω) 2)

e(\omega)ˆ2 = \frac{2}{\pi}\cdot  R \cdot  k_B T

Pour sortir, exactement le terme e (ω) 2 de l'intégrale, il a fallu faire l'hypothèse qu'il ne dépendait pas de ω, c'est à dire qu'il s'agit d'un bruit blanc. De cette expression, on déduit la densité spectrale de puissance

P(\omega)=\ e(\omega)ˆ2/R = \frac{2}{\pi}\cdot  k_B T

En remplaçant ω par f, et en intégrant sur une certaine plage de fréquence Δf on retrouve aussi la relation qu'on se proposait de démontrer.

\overline{e_bˆ2} = 4\ k_B \cdot T \cdot R \cdot \Delta f\;

.

Cette relation qui avait été déduite d'un raisonnement d'analyse dimensionnelle (Voir plus haut Bruit dans les résistances) a par conséquent été «calibrée» en prenant l'exemple du circuit RC.

Approche microscopique

Il peut résulter de l'approche macroscopique une frustration résultant de ce qu'elle ignore complètement les mécanismes du mouvement brownien des électrons qui produisent le bruit thermique aux limites de la résistance. Le passage obligé par un circuit RC pour parfaire la démonstration apparaît comme un artifice puisque le bruit est produit. Les porteurs sont supposés être dans une situation où le mouvement de diffusion domine (champ électrique modéré). La théorie du mouvement brownien nous dit que la densité de probabilité de la position X d'une charge est une gaussienne de variance proportionnelle au temps :

\overline{Xˆ2}=2Dt

où D est le cœfficient de diffusion (Voir Loi de Nernst-Einstein)

D=\mu \frac{kT}{e}

μ étant la mobilité des porteurs de charge définie par \vec{v}=\mu\vec{E}

Le libre parcours lc et le temps entre collisions τc sont par conséquent liés par la formule :

\overline{l_cˆ2}=2\mu \frac{kT}{e}\overline{\tau_c}

Le processus de diffusion est poissonnien, ce qui implique que sa variance est égale au nombre d'évènements. Dans ce cas, la densité spectrale de puissance moyenne du courant de bruit vaut :

\overline{i_bˆ2}=2 \frac{\overline{dn}}{dt} \times \overline{qˆ2} \quad [Aˆ2/Hz]

\frac{\overline{dn}}{dt} est le taux moyen d'évènements et q la contribution en charge de chacun des évènements. (le cœfficient 2 provient du fait que la représentation est unilatérale : comme la fonction est paire, on ne la représente que sur les fréquences positives).

Or si on note N le nombre de porteurs et L est la longueur du conducteur, le taux d'évènements est N/\overline{\tau_c} et la contribution individuelle de ces évènements est e. lc / L. On en déduit un courant de bruit de :

\overline{i_bˆ2}=2 \frac{N}{\overline\tau_c} \times \overline{\left( \frac{e l_c}{L} \right) ˆ2}

En remplaçant \overline{l_cˆ2},

\overline{i_bˆ2}=2 \frac{Ne}{\overline{\tau_c} Lˆ2} \times 2\mu kT \overline{\tau_c}=4 \frac{kT}{R}

car \mu e \frac{N}{Lˆ2}=Rˆ{-1} (loi d'Ohm locale).

Quand le champ électrique dépasse la valeur \frac{kT}{el_c}, le bruit de grenaille devient prépondérant.

Le fait que le résultat de l'approche microscopique ne contienne plus les constantes ou grandeurs relatives aux phénomènes microscopiques, comme la mobilité ou le cœfficient de diffusion légitime à son tour l'approche macroscopique.

Le cas des particulièrement hautes fréquences

Les relations présentées ci-dessous sont de bonnes approximations pour les basses fréquences. En réalité, le bruit thermique présente de nombreuses ressemblances avec le rayonnement du corps noir, et comme pour ce dernier, les simples considérations de physique classique ne peuvent résoudre certains paradoxes qui nécessitent une approche quantique. Pour le bruit thermique, le cas des particulièrement hautes fréquences n'est pas traité convenablement par de simples considérations newtonniennes.

Ainsi, dans le cas le plus général, la densité spectrale de puissance de la tension aux limites de la résistance R en V2 / Hz est donnée par :


\Phi (f) = \frac{2 R h f}{eˆ{\frac{h f}{k_B T}} - 1}

f est la fréquence, h la constante de Planck, kB la constante de Boltzmann et T la température absolue, en kelvins.

Pour les basses fréquences jusqu'à quelques gigaherhz (f << \frac{k_B T}{h}), on peut faire une approximation du premier ordre :


\Phi (f) \approx 2 R k_B T

Dans le cas général, à la fois R et T dépendent de la fréquence. Pour connaître le bruit total, il suffit d'intégrer sur toute la bande passante. Comme le signal est réel, on peut intégrer uniquement sur les fréquences positives et ensuite multiplier par 2. En supposant que R et Tsont constants sur toute la bande passante Δf, alors, la valeur efficace (RMS) de la tension aux limites de la résistance, résultant du bruit thermique est donnée par :


v_n = \sqrt { 4 k_B T R \Delta f }
.

On retrouve ainsi la formule issue de considérations de physique statistique classique.

Voir aussi

Bibliographie

Notes et références

  1. J. Johnson, Thermal Agitation of Electricity in Conductors, Phys. Rev. 32, 97 (1928) – «The experiment»
  2. H. Nyquist, Thermal Agitation of Electric Charge in Conductors, Phys. Rev. 32, 110 (1928) – «The theory»
  3. Le cours de Physique de Feynman, «Mécanique 2», InterEdition, 1979, chap 39-2 à 39-4

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